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Jeudi 15 septembre 4 15 /09 /Sep 11:03

TVA à 5,5%

Si l'entreprise chargée des travaux ainsi que le matériel proposé répondent aux normes ISO, en remplissant les conditions nécessaires, vous pouvez bénéficier du taux à 5.5% jusqu’au 31 décembre 2011, si ce n'est pas le cas le taux de 19.6% sera appliqué.

Depuis le 8 décembre 2006, le bulletin officiel des impôts N° 202 émis par la direction générale des impôts, reconduit jusqu’au 31 décembre 2011 les modalités d’application du taux réduit de TVA à 5,5% sur les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien.
En effet le Code Général des impôts par l’article 257-7° et 279-0 bis NOR : BUD F 06 300032 J fixe les conditions d’applications suivantes :

Extrait de l’Article 279-0 bis modifié par Loi n°2005-1720 du 30 décembre 2005 - art. 88 JORF 31 décembre 2005 :

" 1. La taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit sur les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien portant sur des locaux à usage d'habitation, achevés depuis plus de deux ans, à l'exception de la part correspondant à la fourniture d'équipements ménagers ou mobiliers ou à l'acquisition de gros équipements fournis dans le cadre de travaux d'installation ou de remplacement du système de chauffage, des ascenseurs ou de l'installation sanitaire dont la liste est fixée par arrêté du ministre chargé du budget.

2. Cette disposition n'est pas applicable aux travaux, réalisés sur une période de deux ans au plus :
a) Qui concourent à la production d'un immeuble au sens des deuxième à sixième alinéas du c du 1 du 7° de l'article 257 ;
b) A l'issue desquels la surface de plancher hors œuvre nette des locaux existants, majorée, le cas échéant, des surfaces des bâtiments d'exploitations agricoles mentionnées au d de l'article R. 112-2 du code de l'urbanisme, est augmentée de plus de 10 %.

2 bis. La disposition mentionnée au 1 n'est pas applicable aux travaux de nettoyage ainsi qu'aux travaux d'aménagement et d'entretien des espaces verts.

3. Le taux réduit prévu au 1 est applicable aux travaux facturés au propriétaire ou, le cas échéant, au syndicat de copropriétaires, au locataire, à l'occupant des locaux ou à leur représentant à condition que le preneur atteste que ces travaux se rapportent à des locaux d'habitation achevés depuis plus de deux ans et ne répondent pas aux conditions mentionnées au 2. Le prestataire est tenu de conserver cette attestation à l'appui de sa comptabilité.

Le preneur doit conserver copie de cette attestation, ainsi que les factures ou notes émises par les entreprises ayant réalisé des travaux jusqu'au 31 décembre de la cinquième année suivant la réalisation de ces travaux.

Le preneur est solidairement tenu au paiement du complément de taxe si les mentions portées sur l'attestation s'avèrent inexactes de son fait. "

Cf - http://www.legifrance.gouv.fr

 

L’Article 279-0 bis du code général des impôts précise, par la Loi nº 99-1172 du 30 décembre 1999 art. 5 I finances pour 2000, que :
" la taxe sur la valeur ajoutée est perçue au taux réduit sur les travaux d'amélioration, de transformation, d'aménagement et d'entretien portant sur des locaux à usage d'habitation, achevés depuis plus de deux ans,… "


Les conditions pour bénéficier de taux réduit de TVA à 5,5% :

Il vous faut remplir une attestation dûment remplie pour pouvoir bénéficier du taux réduit.

Les bénéficiaires du taux réduit :

Toute personne ou société, qu’elle soit propriétaire, locataire, occupant à titre gratuit, faisant exécuter par un professionnel du bâtiment, des travaux dans un logement d’habitation achevé depuis plus de deux ans, peut bénéficier du taux réduit de TVA à 5,5%, que le logement soit une résidence principale ou secondaire.
Pour pouvoir bénéficier du taux réduit, le client devra fournir au prestataire, un document attestant que la date d’achèvement de la construction du logement est antérieure de deux ans à celle du début des travaux concernés par la TVA à 5,5%.

Les travaux :

Ceux pouvant bénéficier du taux réduit sont :
• les travaux de rénovation des locaux à usage d’habitation
• les travaux d'isolation phonique et/ou thermique
• les travaux de transformation : aménagement des combles en chambre ou salle de jeu...
• les travaux d’entretien : toiture, ravalement de façade,…ou même peintures intérieures, papiers peints, moquettes,… si leur objectif est de maintenir un bon usage des locaux d’habitation
Pour que le taux réduit de Tva à 5,5% s’applique
-aux matières premières et fournitures (sable, ciment, fer, bois, carrelages, parquets, tuiles, tuyaux, …)
-aux éléments d'équipement (fenêtres, volets, portes, grilles, sanitaires, portails, alarmes, appareils de chauffage, …)
-à la main d’œuvre nécessaire à la réalisation des travaux
Il est nécessaire qu’elle soit fournie par l’entreprise et facturée sur une même facture.

Le siège des travaux :

Le taux réduit de TVA à 5,5% concerne exclusivement la rénovation des locaux à usage d'habitation achevés depuis plus de deux ans, qu’ils soient une résidence principale ou secondaire : maison individuelle ou logement situé dans un immeuble collectif. Ce taux réduit s'applique sur certains éléments, également aux dépendances liées à ces logements. Sont donc concernés également les caves, greniers, balcons, garages attenants à l'habitation…ainsi que les parties communes des immeubles collectifs si plus de 50% de l’immeuble est affecté à l'habitation ( cage d'escalier, façade de l’immeuble, toiture, …).


 

Par Solène Person - Publié dans : FINANC'APPART
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Mardi 13 septembre 2 13 /09 /Sep 11:01

La TVA à 5,5% "maintenue quoi qu'il arrive", selon Benoist Apparu

Le secrétaire d’Etat au Logement est revenu, ce jeudi, sur le débat de la niche fiscale la plus élevée du budget français : la TVA à 5.5% sur les travaux de rénovation. Il a affirmé qu’elle serait « maintenue quoi qu’il arrive », alors qu’il évoquait, il y a quelques jours, une probable évolution après 2012…

Lors d’une rencontre avec Benoist Apparu, il y a quelques semaines - et à la question de savoir quel serait le devenir de la niche fiscale très onéreuse que représente la TVA à 5.5% - il répondait qu’à terme, le taux devra être réexaminé, tout comme les autres taux réduits qui existent à ce jour. Interrogé par la chaîne d’informations LCI, ce jeudi, il a tenu un discours plus radical, en affirmant que ce taux serait « maintenu quoi qu’il arrive ». Ses arguments ? « C’est une niche fiscale qui génère de l’emploi et de l’activité économique directement », a-t-il souligné. Ajoutant que « si vous passez d’une TVA à 5.5% à 19.6%, vous basculez toute une partie des travaux au ‘black’. Et ce que vous vouliez récupérer comme TVA, vous ne l’aurez pas ! ».

 

En outre, il a insisté sur le fait que « tout ce qui génère des commandes pour les PME et artisans doit être impérativement maintenu », faisant référence aux déductions fiscales liées aux travaux de rénovation dans l’habitat. « Dans ce cas, on a vu des résultats immédiats sur les commandes des entreprises », indique-t-il.

Quant au dispositif Scellier, il a expliqué, encore une fois, que l’économie de 3 milliards réalisée en trois ans était déjà « un effort considérable » et qu’il faudrait « probablement bouger encore un peu », mais que ce « n’était pas la niche fiscale la plus à modifier ». D’autres curseurs sont à prendre en compte, « 14% c’est intéressant, pour l’instant, on reste sur ce schéma évoqué en août dernier ».

Par Solène Person - Publié dans : FINANC'APPART
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Lundi 12 septembre 1 12 /09 /Sep 10:34

Eco-rénover son logement grâce aux aides de l'Etat

Réduire par quatre les émissions de gaz à effet de serre générées par un secteur de l’habitat très gourmand en énergie, c’est l’objectif fixé par le Gouvernement d’ici à 2050. Pour parvenir à cette réduction, il a mis l’accent sur les aides à la rénovation de l’habitat, notamment auprès des particuliers. Tour d’horizon des différentes aides dont ils peuvent bénéficier pour baisser leur consommation énergétique.

 

Le secteur du bâtiment est, en France, le plus gros consommateur d’énergie parmi tous les secteurs économiques. Il consomme plus de la moitié de l’énergie du pays et participe à 23 % des émissions de gaz à effet de serre, soit l'équivalent d'une demie-tonne de carbone émis dans l'atmosphère chaque année par habitant. Première piste donc pour réduire les émissions de gaz et de carbone : la rénovation du parc immobilier ancien, très gros consommateur en énergie. C’est pourquoi, les pouvoirs publics ont décidé de soutenir les particuliers souhaitant réaliser des économies d’énergie grâce à la rénovation de leur habitat. A leur disposition, ils trouvent tout un arsenal d’aides qui peut leur permettre de couvrir jusqu’à 100% des frais liés à leurs travaux.

Parmi ces aides :

  • Le crédit d’impôt "développement durable"
    Le crédit d’impôt est une disposition fiscale permettant aux ménages de déduire de leur impôt sur le revenu jusqu’à 40% de la valeur d’achat d’équipements et matériaux utilisés pour des travaux d’amélioration énergétique. Pour bénéficier de cette déduction, que l'on soit propriétaire ou locataire, les travaux doivent porter sur une résidence principale. Il peut s'agir de travaux d'isolation, de diagnostic de performance énergétique et même jusqu'à 50% du financement nécessaire pour l’achat de pompes à chaleur ou d’équipements utilisant les énergies renouvelables (chauffage solaire, poêles, inserts de cheminée intérieure, énergie photovoltaïque, hydraulique, éolienne…). Matériaux et équipements doivent correspondre à des normes techniques précises pour entrer dans le calcul du crédit d’impôt.
    Les équipements doivent être fournis et installés par un professionnel, facture à l’appui. Comme tous les crédits d’impôts, celui-ci est plafonné à 8000 € pour un célibataire et 16 000 € pour un couple. Ce plafond est majoré de 400 € par personne supplémentaire à charge. Le crédit d'impôt n'est pas conditionné à un plafond de ressource.

     

  • L’éco-prêt à taux zéro
    L’éco-prêt à taux zéro est un prêt sans intérêt, et sans condition de ressource, délivré par des banques partenaires. Il permet de financer des travaux améliorant la performance énergétique globale du logement principal. Celui-ci devra avoir été construit entre 1948 et 1990. Propriétaire, locataire résidant depuis 5 ans, bailleur ou éventuellement copropriété, obligatoirement domicilié fiscalement en France, sont bénéficiaire du prêt. Les nouvelles installations réalisées grâce à l'éco-prêt doivent respecter des normes précises et être commandées et posées par des professionnels. Ce prêt est cumulable avec le crédit d’impôt si l’éco-prêt est émis avant le 30 décembre 2010 et si le revenu fiscal du foyer n’excède pas 45 000 euros l’avant-dernière année précédent l’offre.

     

  • La TVA à taux réduit à 5,5%
    Bon nombre de travaux sont éligibles à la TVA à 5,5% (le taux normal est de 19,6 %) dans les locaux d’habitation achevés depuis plus de deux ans. Applicable jusqu'au 31 décembre 2010, la TVA à 5,5% concerne les travaux d'entretien et de rénovation. Pour pouvoir en profiter le particulier ne doit pas acheter lui-même le matériel. Il doit passer par le professionnel, qui ensuite facture lui-même les équipements posés. Les équipements concernés : équipements permettant l'amélioration du chauffage, l'isolation thermique, ou encore permettant une production électrique (panneaux photovoltaïques, biomasse, etc.)

     

  • L’éco-subvention
    Disponible depuis janvier 2009, l'éco-subvention ou éco-prime, prend la forme d'une aide versée par l’Anah (L'Agence nationale de l'habitat), de 20% à 35% du montant des travaux de rénovation thermique, si ils sont compris entre 1 500 et 13 000 euros de travaux. Il concerne les bâtiments de plus de 15 ans. Pour les locataires, le taux de subvention est de 70 % du coût des travaux, plafonné à 8 000 €. Il permet aux propriétaires les plus modestes de financer une partie des travaux d'économie d’eau et d’énergie, comme l'isolation des combles et les remplacements des anciennes chaudières : 70% de la subvention sera ainsi disponible dès l'acceptation du devis des travaux. L'éco-subvention peut se cumuler avec le crédit d'impôts et l'éco-prêt à taux zéro.

     

  • Le prêt d’accession sociale (PAS)
    Conditionné au montant des ressources du particulier, et à sa région, ce prêt est délivré par les établissements de crédit. Entre autre finalité, il peut être utilisé pour effectuer des travaux destinés à réduire les dépenses d’énergie dans les logements construits avant juillet 1981. Les travaux doivent porter sur un montant minimum de 4000 euros.

     

  • Le prêt à l’amélioration de l’habitat
    Destiné aux allocataires de la CAF, le prêt à l'amélioration de l'habitat peut couvrir 80% du montant de travaux d’amélioration et d’isolation thermique, dans la limite de 1067,14 euros. Remboursable en 36 mensualités, il bénéficie d'un taux d'intérêt de 1%. Il est délivré par les caisses d'allocations familiales.

     

  • D'autres aides
    Des collectivités territoriales peuvent aussi soutenir un certain nombre de travaux d’amélioration de la performance énergétique, via les antennes d’informations ADIL (Agences départementales pour l’information sur l’habitat). Il existe aussi depuis 2007, le livret de développement durable (ex CODEVI) proposé par les banques. Plafonné à 6 000 euros, ce livret d'épargne bénéficie d'un taux de rendement de 1,25%.

Par Solène Person - Publié dans : FINANC'APPART
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Dimanche 11 septembre 7 11 /09 /Sep 10:41

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Par Solène Person - Publié dans : FINANC'APPART
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Samedi 10 septembre 6 10 /09 /Sep 08:07

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Par Solène Person - Publié dans : RENOV'APPART
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Vendredi 2 septembre 5 02 /09 /Sep 12:27

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Par Solène Person & Stéphan Caracci - Publié dans : RENOV'APPART
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Jeudi 1 septembre 4 01 /09 /Sep 20:12

 

Presentation PLU

 

EvolutionImmobilier

 

Prixlogementst-4emeT2010-3

Par Solène Person - Publié dans : RENOV'APPART
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Mercredi 2 mars 3 02 /03 /Mars 00:00
1   Présentation

Qu'elle soit associée à des projets de documentation ou qu'elle s'inscrive résolument dans le cadre d'une démarche artistique, la photographie a modifié le paysage des arts et de la communication visuelle. Dès le milieu du XIXe siècle, et malgré de nombreuses résistances de la part de leurs contemporains, des photographes se sont imposés comme des créateurs originaux et ont hissé la photographie au rang des arts. Aujourd'hui, la photographie est présente dans les grands musées internationaux et suscite l'attention de la critique et du grand public. Cette reconnaissance est indissociable de l'essor de la presse illustrée, des galeries spécialisées et de la culture photographique en général.


2   Le temps des pionniers (années 1820-1840)

2.1  Nièpce et l'héliographie

Inventées vers 1824, les premières véritables photographies, appelées héliographies, sont réalisées par le physicien français Nicéphore Niépce. Il reproduit par ce moyen des gravures anciennes avant de parvenir, en 1827, à photographier le paysage qu'il voit de sa fenêtre. Cette première image ayant nécessité un temps de pose de huit heures, le cliché trahit notamment le parcours du soleil durant la journée de pose.


2.2   Daguerre et le daguerréotype

Après la mort de Nicéphore Niépce en 1833, son associé Jacques Daguerre poursuit avec succès les recherches et présente en janvier 1839 un procédé révolutionnaire, le daguerréotype. Cette méthode proposant des images de haute qualité a cependant un défaut majeur : elle ne permet pas de faire des copies des épreuves.


2.3   Talbot et le calotype

En 1835, l'inventeur britannique William Henry Fox Talbot réalise le premier négatif de l'histoire, une image représentant la fenêtre de la bibliothèque de Lacock Abbey. Il met ensuite au point un procédé photographique passant par un support négatif à partir duquel l'on peut obtenir un nombre illimité de tirages. Brevetée en 1841, cette nouvelle méthode, le calotype — plus tard rebaptisée talbotype — est le véritable ancêtre de la photographie actuelle. Cependant, la qualité de ce premier procédé « négatif-positif » ne peut encore rivaliser avec celle du daguerréotype qui reste le plus pratiqué.


2.4   Popularisation des procédés photographiques
2.4. 1   Évolution de la photographie sur verre

En 1847, le physicien français Claude-Félix Abel Niépce de Saint-Victor (neveu de Nicéphore Niépce) communique à l'Académie des sciences un procédé de photographie sur verre. Les négatifs sur plaque de verre (enduites d’albumine) produisent des images d'une grande définition, mais leur faible sensibilité ne permet guère de faire des portraits. Puis en 1851, le Britannique Frederick Scott Archer, sculpteur et photographe amateur, introduit le procédé au collodion humide sur plaque de verre. Le temps de pose variant de 10 à 30 secondes, le collodion est alors largement utilisé par les portraitistes de studio. Enfin, en 1871, Richard Leach Maddox a l'idée de substituer de la gélatine au collodion afin d'accroître la sensibilité des plaques. Les plaques au gélatino-bromure sont environ quarante fois plus sensibles que celles au collodion humide. La voie de la photographie « instantanée » est ouverte.


2.4. 2   Noir et blanc / couleur

Au début du XXe siècle, les progrès de la photographie en noir et blanc permettent au grand public de maîtriser des procédés de plus en plus complexes. Les premiers supports couleur commercialisés, des plaques de verre appelées Autochromes Lumière — d'après le procédé mis au point par les frères Auguste et Louis Lumière —, sont disponibles en 1907. Puis l'apparition de la pellicule couleur Kodachrome (1935) et de la pellicule Agfacolor (1936), qui permettent toutes deux d'obtenir des diapositives, marque le début de la grande popularité des pellicules couleur.





3  L’émergence de la photographie (années 18
3.1   La place de la photographie dans les arts


3.1. 1   Une concurrente à la peinture

À ses débuts, la photographie est surtout considérée comme un substitut au dessin et à la peinture. Preuve en est, la fructueuse collaboration entre le peintre écossais David-Octavius Hill et le photographe Robert Adamson, qui mettent la photographie au service des arts. De 1843 à 1847, les deux artistes élaborent une fresque photographique de grande envergure qui sert d'étude préparatoire au tableau représentant les 450 délégués de la convention ayant fondé l'Église libre d'Écosse. Leur association donne lieu à la réalisation d'environ 1 800 calotypes. Ces photographies sont aujourd'hui considérées comme une remarquable étude de la psychologie et de la vie de l'époque.

En 1856, le photographe d'origine suédoise Oscar Gustav Rejlander a l'idée de constituer à partir de plusieurs négatifs différents un tableau photographique mettant en scène plus de 20 personnages. Comme il est alors d'usage, Rejlander aborde la photographie en y transposant une esthétique et des thèmes issus de la peinture. Quant au photographe britannique Henry Peach Robinson, il élabore des études de composition où la photographie est associée au dessin. Sa compatriote Julia Margaret Cameron, contrairement à de nombreux photographes de son époque, a une prédilection pour les mises au point approximatives, les prises de vue très rapprochées et les éclairages contrastés. Mais surtout, elle prise les thèmes allégoriques et les poses maniéristes, qui sont également privilégiés par certains peintres contemporains. Les œuvres de Cameron annoncent, à bien des égards, les propositions des photographes pictorialistes au tournant du siècle.

En France, l'œuvre de Félix Nadar, ancien caricaturiste, se distingue des images réalisées par les photographes de studio professionnels. Photographiés contre un fond uni avec un éclairage diffus faisant ressortir les détails, ses portraits constituent de véritables enquêtes psychologiques et non pas de simples marchandises. Cependant, la photographie a encore quelques difficultés à trouver ses lettres de noblesse à la fin du XIXe siècle. Ainsi, l’écrivain Villiers de l’Isle-Adam regrette que « la photographie [soit] arrivée bien tard. N’est-il pas désespérant de songer aux tableaux, portraits, vues et paysages qu’elle eût recueillis et dont le spectacle est à jamais détruit pour nous ? »


3.1. 2   Un précurseur du cinéma

En 1878, les travaux photographiques d’Eadweard Muybridge permettent une première décomposition du mouvement. En 1881, il met au point un zoopraxiscope, un projecteur lui permettant de recomposer le mouvement — courses de chevaux, vols d'oiseaux ou compétitions sportives — à travers la vision rapide et successive de ses phases décomposées. Cette découverte place Muybridge parmi les précurseurs du cinéma. À sa suite, le Français Étienne-Jules Marey cherche à perfectionner le protocole technique de Muybridge. Il invente ainsi un fusil photographique (1882) et un appareil à plaque fixe, puis à pellicule mobile (1890), dont il parvient en 1893 à projeter les images décomposées.


3.2   Les premiers mouvements photographiques

En 1853, le Britannique Roger Fenton fonde la première société photographique : la London Photographic Society, qui devient la Royal Photographic Society en 1894. L’année suivante (1854), la Société française de photographie (SFP) est créée, notamment sous l’impulsion des photographes Gustave Le Gray et Hippolyte Bayard.


3.2. 1   Le pictorialisme

Désireux de rivaliser avec la peinture — en particulier avec les impressionnistes —, le pictorialisme s’empare de la technique photographique, qui s’est considérablement simplifiée et démocratisée dans le dernier tiers du XIXe siècle, pour inaugurer l’ère de la photographie artistique. Son intention n’est pas de produire une représentation scientifique ou documentaire de la réalité mais de s’en écarter, parfois même jusqu’à l’abstraction, en utilisant et en interprétant les formes disponibles dans la nature pour faire naître l’émotion artistique.

L’une des caractéristiques principales du mouvement est la part d’intervention revendiquée par les pictorialistes au moment de la prise de vue et du tirage. En effet, le sujet photographié n’est qu’un élément constitutif de l’image finale, qui doit toute sa valeur aux modifications apportées par le photographe. Certaines techniques — tel le sténopé reposant sur l’emploi d’une fine plaque métallique percée d’un trou en guise d’objectif — permettent l’obtention d’un flou parfois généralisé à l’ensemble du cliché et caractéristique de l’esthétique pictorialiste.


3.2. 2   Le mouvement Photo-Sécession et la photographie pure

Le mouvement Photo-Sécession est fortement influencé par le pictorialisme dont il est issu. Son fondateur, le photographe américain Alfred Stieglitz, oppose au courant dominant la straight photography (« la photographie pure », proposant un rapport au monde plus direct). Défendant toutes les tendances d’avant-garde, il crée en 1902 le mouvement Photo-Sécession, qui élève irrémédiablement la photographie à une forme artistique. Cependant, ses premières images, comme celles de son ami Edward Steichen, se caractérisent par des effets de flou, des frottés, des surépaisseurs de matière, par toutes sortes d'opérations manuelles susceptibles de sacrifier des détails et d'estomper les contours des formes. Ce n’est que dans les années 1910 que les deux straight photographers privilégient la netteté de l'image et la restitution des détails.

Il s'agit, comme le souligne Paul Strand qui rejoint bientôt le mouvement, de libérer « la photographie de la domination de la peinture ». Parmi les membres du groupe se trouvent également Gertrude Käsebier et Clarence White. Malgré la dissolution du groupe dans les années 1910, Edward Stieglitz continue à parrainer de jeunes talents en les exposant dans la Gallery 291 : Paul Strand, Edward Weston, Ansel Easton Adams et Imogen Cunningham. Entre 1903 et 1917, l’organe luxueux de la Photo-Sécession est la revue Camera Work.


3.3   La naissance des genres photographiques
3.3. 1   La photographie documentaire
Entre 1850 et 1880, l'évolution des possibilités techniques suscite l'engouement pour les expéditions. Les photographies de monuments, de sites archéologiques, de paysages et d'habitants de pays souvent éloignés fascinent les contemporains, déterminés à conquérir le monde par le regard. Ainsi, l’Américain Edward S. Curtis enregistre méticuleusement à partir de 1887 les coutumes religieuses et sociales des Indiens d’Amérique du Nord. Il publie ses travaux entre 1907 et 1930, sous le titre The North American Indian.

Également, dès le début des années 1850, la Commission des monuments historiques commande à plusieurs photographes des reportages sur les hauts lieux de France, qu’elle compte archiver au même titre que la documentation écrite. En 1888 est fondée aux États-Unis la revue National Geographic par la National Geographic Society. La place accordée de la photographie documentaire au sein de cette revue de vulgarisation scientifique va être grandissante au siècle suivant.

Puis, à l’aube du XXe siècle, le développement de la presse et des moyens de reproduction photomécanique favorise considérablement l'essor de la photographie documentaire. La diffusion massive des images est essentielle afin de mobiliser la conscience collective et de provoquer l'avancée des mouvements réformistes. C'est ainsi que les images du journaliste Jacob August Riis sur les conditions de vie dans les quartiers pauvres de New York donnent lieu à la publication de deux recueils, How the Other Half Lives (1890) et Children of the Poor (1892). De même Lewis Wickes Hine, sociologue américain et défenseur du droit des enfants au travail, émeut ses contemporains par la publication au début du XXe siècle de photographies d'ouvriers, de mineurs, d'immigrants européens et, surtout, d'enfants au travail. Quant à James Van Der Zee, il photographie tous les aspects de la vie quotidienne de la communauté noire new-yorkaise.


3.3. 2   Le reportage de guerre
 Parmi les toutes premières photographies de guerre figurent celles prises par le photographe britannique Roger Fenton qui réalise des images de la guerre de Crimée (1853-1856). Il rapporte en Angleterre 360 clichés très soigneusement composés de campements, de fortifications et de panorama d'officiers, dans lesquels l'horreur de la guerre est sciemment occultée. En revanche, la dure réalité de la guerre de Sécession est montrée par Mathew B. Brady (quelque 3 500 clichés des champs de bataille), Alexander Gardner et Timothy H. O'Sullivan, qui prennent le parti de représenter le résultat des massacres. L’image de la guerre telle qu’elle est présentée par les photoreporters n’évolue guère jusqu’à la Première Guerre mondiale incluse : absent lors des combats, le photographe concentre son témoignage sur « l’après-bataille » et montre des images de prisonniers, de victimes et de sites dévastés.


3.3. 3   La photographie de paysage
3.3.3. 1   Le paysage sauvage
   
Des la fin de la guerre de Sécession, les photoreporters Alexander Gardner et Timothy H. O'Sullivan photographient l'ouest des États-Unis, tout comme Carleton E. Watkins et William Henry Jackson qui immortalisent la beauté sauvage du paysage américain. Des vues de paysages et de contrées exotiques sont regroupées dans l'œuvre d'un grand nombre de photographes britanniques du XIXe siècle, qui parcourent de longues distances avec leur lourd équipement photographique. Ainsi, Francis Bedford photographie le Moyen-Orient en 1860, alors que son compatriote Samuel Bourne réalise environ 900 clichés des montagnes de l'Himalaya au cours de trois expéditions entre 1863 et 1866.

Le Britannique Peter Henry Emerson exhorte les photographes à puiser directement leur inspiration dans la nature et proscrit l'emploi de truquages. Faire correspondre le mieux possible l'image photographique et la vision humaine, telle est l'ambition d'Emerson. Son livre Naturalistic Photography for Students of the Art (1889) repose sur la conviction que la photographie est un art en soi, indépendant de la peinture.

Francis Frith rapporte de son séjour en Égypte (vers 1860) des photographies de sites et de monuments célèbres — dont beaucoup ont été détruites ou dispersées. Ces images, tout comme celles prises en 1849-1851 par le photographe français Maxime Du Camp, constituent de précieux documents pour les archéologues.


3.3.3. 2   Le paysage urbain

Le document photographique offre également un témoignage probant des transformations affectant le paysage urbain et le développement de l'architecture industrielle. Ainsi des vues topographiques parisiennes de Charles Marville ou d'Eugène Atget montrent l'évolution architecturale et sociale de la capitale. Photographe documentariste particulièrement prolifique, Atget prend au tournant du siècle un nombre considérable de clichés de Paris et de ses environs. La conservation et la publication de son œuvre ont été entreprises par Berenice Abbott, photographe américaine dont la plupart des images sont consacrées au New York des années 1930. 


3.3. 4   La photographie aérienne

Le premier à avoir réaliser une photographie aérienne est le Français Félix Nadar, plus connu pour ses portraits de personnages illustres. En 1858, il prend un cliché de Paris depuis un ballon qu’il a fait construire à cette occasion (le Géant). Par la suite, la photographie aérienne devient utilitaire notamment durant la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle elle est utilisée à des fins de repérage topographique.

Par Solène - Publié dans : PHOTO
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