JAZZ & PHOTO : brève complicité entre la prévoyance et le hasard.

 

Vendredi 16 septembre 2005
Fin d une époque

On n’ose y croire. Le 10 juin, Gilles Legendre, le directeur de la Communication de la FNAC annonce lors d’un Comité d’Entreprise extraordinaire, la fermeture de plus de 90 % des galeries photos et, accessoirement, la suppression de 5 postes sur 8 à la Direction des Galeries Photos. Une époque épique semble voilée.

La fin d’une époque d’image 

Après deux ans de présence de Denis Olivennes à la présidence du groupe FNAC, s’écroulerait une image de marque si proche de la culture et des photographes, bâtie pendant près de cinquante ans par la Fédération Nationale d’Achat des Cadres. Tous les photographes professionnels ou simples amateurs ont développé leur passion pour la photographie avec les innombrables expositions dans les galeries FNAC. Tant de carrières et d’amour pour l’image, sur deux à trois générations, ont débutés avec ces émotions fragiles et raffinées, en noir et en couleurs.
 
Logique économique de la contre-culture ? 

Pour Philippe Coutanceau du Comité d’Entreprise, la décision semble inéluctable. La mission de Denis Olivennes étant de réduire les coûts, la FNAC ne gardera qu’un « semblant de présence sur la photographie sur Paris, mais plus en province». Pour soigner son image, « il préfère être vu avec les people » comme lors de l’anniversaire des 50 ans (plus de 2,8 millions d’euros de budget) pour lequel des VIP furent conviés moyennant cachet, et un résultat jugé pitoyable.
Menant une politique à court terme, Denis Olivennes compte remplacer « l’essaimage culturel par de gros coups médiatiques ». La FNAC changerait donc de nature, transfèrant sa communication à son pôle marketing, et remplaçant sa liaison intime et créatrice avec la culture par des feux de paillettes aux résultats immédiats. C’est peut-être économiquement génial à court terme, mais cette politique contre culturelle à courte vue est assurément contre-nature, elle risque certainement d’être contre-productive. La CGT rappelle justement que les clients perçoivent les expositions photos comme un « élément différenciant, innovant et apprécié pour leur gratuité et donnant une image de générosité de l’enseigne ».
 
 
La générosité des expos 

Il est clair que, au regard de culture et de générosité véhiculé par les expos FNAC que leurs disparitions changera probablement le comportement des visiteurs. Car on ne va pas seulement à la FNAC pour "vivre" une ambiance d’achat...c’est également un lieu de déambulation culturelle dont nos pas nous dirigent bien évidemment vers l’espace d’exposition.
Le prétexte économie est infondé, à mon avis.

Patrick MESNER (Grand reporter à France3) 
 
 
FNAC 2005 

Plus de second déclic !
Plus de produits argentiques !
Plus d’ appareils argentiques
Plus de monographie intéressante !
Plus de vendeurs photographes !
Plus de clients photographes !
Plus d’ expo photo correctement mise en valeur.
Alors pourquoi y aurait-il encore des expos photo !
Avez vous vu ce genre de chose chez DARTY ou CAROUF ?

Bon je vous laisse, je dois passer à la FNAC, j’ai plus de sacs pour mon "aspirateur home cinema sèche neurones" .

Amicalement

Alain DEMAY
Photographe.
 
 
 
Culture et patrimoine photographique 

Cette annonce conforte ma conviction (déjà bien amorcée avec la suppression du rayon "2° déclic", la quasi disparition du rayon argentique, et la rareté des vendeurs-vrais-photographes) que la FNAC ne veut plus être la FNAC, c’est à dire, un espace où la culture amène à l’achat, dans un climat de confiance et de professionnalisme.
Sans doute cet ex-noble établissement préfère-t-il rallier les rangs des grandes surfaces pousse-cartons et autres établissements pourvoyeurs de matériels bas de gamme, peu chers, mais de plus forte rentabilité, n’ayant pour surpasser leur bas prix que leur qualité souvent douteuse et la brièveté de leur usage.
Il est effectivement plus aisé de vendre le dernier APN à un client béotien en vantant son design, ses dimensions liliputiennes, ou le rouge métallisé du boîtier -qui va si bien avec le sac de madame... si, si, je l’ai vu !...-, que de lui expliquer la facilité de modification de la balance des blancs ou encore de lui parler de l’utilisation du flash en contre-jour...
C’est rapidement oublier, pour les dirigeants, que nombre de photographes depuis reconnus, voire célèbres, et combien d’autres restés à cappella -mais toujours aussi passionnés-, se sont découvert cette vocation au hasard et au fil des expositions FNAC, qui permettaient au plus grand nombre, souvent par hasard, de découvrir des photographes, des oeuvres, des styles, le goût de l’expression et de la perfection.
Ces photographes en herbe ont ensuite fait leurs premières armes avec un "2° déclic" au poing pour ensuite évoluer vers des matériels haut de gamme... de provenance FNAC...
J’ai moi-même, de nombreuses fois, fait appel et entièrement fait confiance au professionnalisme éclairé des vendeurs de l’époque pour le choix d’un objectif ou d’un boîtier...
L’Histoire des galeries photos FNAC était notre Histoire , et faisait partie intégrante de notre culture et de notre patrimoine photographique.
Que reste-il de plus d’un demi-siècle de légende FNAC aujourd’hui?
Sans doute une enseigne, avec le bel éclat de sa réputation passée, mais dont les néons chaleureux, alimentés à la sueur de la compétence, sont peu à peu remplacés par les strass et les paillettes du marketing et de la publicité...

Diagonale 35 
 
 
La fin des galeries photo FNAC 

Foutue Nouvelle Action Commerciale
Fin de Notre Action Créatrice

Faibles Neurones d’Avides Consommateurs
Fades Nuées d’Acheteurs Crétinisés

Fermeture de Nos Ailes Célestes
Fuyez-Nous Amateurs de Culture...

Aurélia Jaeger
Photographe
 
 
Consternation 

A 8 ans, premiers émois photographiques sur les murs de brique de la galerie photo de la Fnac de Lille, à l’époque où celle-ci se trouvait à côté du Furet du Nord et était la seule en France.

A 18 ans, création d’une association photo à la fac de Versailles, visites régulières en groupe le samedi dans les expos Fnac de Paris, émulation au retour et créations de nos propres expositions avec les étudiants.

A 28 ans, diplôme Louis Lumière en poche, journaliste chez Micro Photo Vidéo et chroniques régulières des expos Fnac à travers la France.

Aujourd’hui, consternation.

Julien Bolle 
 
Arrêtez de parler Culture alors que vous parlez d’argent ! 

Petit historique de la FNAC lu sur le web suisse

André Essel, Max Théret: deux amis pour une idée
En 1954, André Essel et Max Théret ont l’idée d’offrir des rabais 7 à 25 % à leurs adhérents dans certains magasins spécialisés. La Fédération Nationale d’Achat des Cadres est née. Loin de faire l’unanimité auprès des fournisseurs, cette démarche positionne la Fnac dès ses débuts sur un de ses axes principaux : la défense du consommateur. Plus de 50 magasins sont agréés la première année.
Passionnés par la photo, André Essel et Max Théret décident d’y consacrer une pièce de leur local commercial et la transforment en Photo-Ciné-Club. Le lien de communication avec les adhérents est établi avec le journal Contact. Trois ans plus tard, en 1957, la Fnac ouvre son premier magasin à Paris, au n° 6 du boulevard Sébastopol.
L’histoire de la Fnac est lancée. D’autres produits rejoindront bientôt la photo et des Fnac s’installent partout en France.
Depuis 1994, la Fnac fait partie du groupe Pinault-Printemps-Redoute, premier groupe français de multi-distribution non alimentaire regroupant des enseignes prestigieuses - Le Printemps, Conforama, La Redoute, Gucci, Yves Saint-Laurent, Rexel, Guilbert - au sein de quatre grands pôles. Avec un chiffre d’affaires annuel de plus de 27 milliards d’euros et plus de 180 000 salariés, le groupe est leader sur la plupart de ses marchés.
L’histoire rejoint celle de la gauche actuelle : de grandes idées dans les années cinquante du siècle dernier.

Cette “bonne idée”, après avoir ruiné nombres de magasins de musique en province dans les années 80, impose maintenant ses choix culturels comme étant les références indispensables, et se renie encore une fois en supprimant 90% des galeries photographiques. Arrêtez de nous parler de culture, lorsque vous parlez de capitalisme, arrêtez de nous vanter vos vendeurs alors qu’ils sont sous-payés par rapport à leurs compétences, arrêtez...

On dirait Libération qui offre ses pages rebonds à Nicolas Sarkozy, encense le nouveau Pape sans une once de critique, approuve tout programme de vidéosurveillance et ignore que ses choix culturels ne concernent que la gauche caviar parisienne.

ARRETEZ de parler CULTURE alors que vous parlez d’ARGENT. !

Un peu de CONSCIENCE et de LUCIDITÉ.
Personnellement, ça fait longtemps que je ne regarde plus la télévision, que je ne vais plus à la FNAC, excepté pour les galeries photo et que j’achète rarement Libé, simplement pour voir la dégradation.

Je m’en porte mieux.

Marie DOCHER 

Que reste-il a la FNAC ? 

Voici un témoignage, le mien, juste celui d’un client de la FNAC.
Voici bien 20 ans que je suis client de cette enseigne, en fait dès que je passais quotidiennement par Paris en RER.
En revenant de l’école, ou après le travail plus tard, je m’y arrêtais, parcourant les allées, je m’arrêtais assez souvent au rayon BD et repartais quelques fois avec 2 ou 3 livres.
Vous allez me dire quel rapport avec les galeries photos... Et bien aujourd’hui, je fais de même, à la recherche de livres, de disques, mais je m’arrête voir la Galerie Photo, j’y apprends toujours quelques choses, sur un artiste, sa vision, une émotion que je découvre...
La photo, c’est la culture, une partie en tout cas.
Que reste-il a la FNAC aujourd’hui??? Plus grand-chose.
Le conseil... Oui, il reste quelques anciens vendeurs (encore) qui quand ils étaient embauchés c’était parce qu’ils connaissaient leur sujet, il n’y en a plus beaucoup...
Les prix? Sur quoi? sur le livre, il est le même partout, donc la FNAC reste concurrentielle effectivement...
Le reste, on trouve moins cher, voire beaucoup moins cher sur le net.
Alors si en plus la FNAC se détourne de la culture (d’entreprise), si elle ferme ses galeries photos...
Pourquoi voulez-vous que moi consommateur, je passe à la FNAC, pour commander en plus ce qu’ils n’ont pas en rayon ????
Autant passer mes commandes sur le net, entre la FNAC, Amazone et Archive... ou bien d’autres.
À vouloir gagner plus, à vouloir couper partout pour économiser, les actionnaires détenant la FNAC vont encore gagner quelques années, lorsqu’il ne restera plus rien de la FNAC ... elle ne vaudra plus rien non plus.
Du grand gâchis.

Jean-Michel COUREAU 
 
 
Une trahison 

La fermeture des galeries photos de la Fnac ressemble à une trahison. Trahison de tous ceux qui pensaient que la Fnac leur voulait du bien culturellement parlant et qui vont maintenant comprendre qu’elle ne veut que leur pognon. La Fnac vend des livres mais je parie qu’elle se mettrait à vendre des chaussettes si c’était à peine plus rentable. Que ce soit dit, nous vivons dans un monde qui ne fait plus de cadeaux !

Donner envie 

Je me suis toujours arrêté dans vos galeries photo (qu’il s’agisse de la place d’Italie, des Halles ou encore en Province). C’est toujours un émerveillement à découvrir de nouveaux talents. De nouvelles techniques, de nouveaux horizons en même tant que d’acheter divers produits de consommation. Ces expositions poussent à la créativité. Elles donnent envie de produire de l’art. Vous devriez réfléchir à deux fois avant de mettre un terme à ces espaces d’expositions photographique.

Belge Frédéric
Journaliste/Photographe
Bangkok
 

Pauvre France! 

Voilà qu’une des choses la plus géniale qui est offert par un magasin au grand public va être supprimé...! Les Galeries FNAC, qui offrent de la culture gratuitement au grande public, qui donnent aussi une vitrine aux nombreuses photographes, devient comme n’importe quel symbole de la consommation - c’est a dire, rien qu’une marketing capitaliste. Une des raisons pour laquelle que j’ai choisi de vivre ici depuis des années, c’est que, jusqu’à récemment, la vie était plus saine, on prenait le temps pour les choses importantes, il y avait un Ministère de la Culture et un vrai soutien à toute chose culturelle. Depuis un moment ça change. Pauvre France! Ne critiquez plus les Etats-Unis - vous les suivez au galop.

Jane Evelyn Atwood 

Une photo n’est pas qu’une image 

Quelle expo m’a le plus marqué ?
Une expo à la fnac Villeneuve d’Ascq sur les prisons russes.
C’est là que j’ai vu qu’une photo n’est pas qu’une image esthétique.

Mais cette fermeture ne m’étonne qu’à moitié. C’est dans la logique du "non argentique" développé par la fnac depuis quelques mois. Cette négation de la photo au profit du "client".

Ma foi... que la fnac disparaisse complètement ne me fera ni chaud ni froid. Ça serait également dans la logique commerciale adoptée.

C’est dommage pour ceux qui y travaillent.

À la sortie du F6, j’ai interrogé une vendeuse fnac, pour savoir pourquoi le boîtier n’était même pas exposé. Elle m’a répondu avec, je crois, un regret dans le regard, que le boîtier d’expo avait été vendu, mais que...

Bien cordialement,

Un argentiste :-)

 


 

Une impression de bricolage 

Je ne suis pas fondamentalement surpris par cette décision de la FNAC. Je constate, en ce qui me concerne, et ce depuis plusieurs années déjà la légèreté avec laquelle sont montées les expositions, l’exiguïté des locaux qui leur sont consacrées et leur localisation souvent en dépit du bon sens (sous un escalator à la FNAC de Toulon, non, par exemple..?). Si la FNAC ne remplit pas la fonction d’un lieu muséographique, le fait qu’elle ai cantonnée de plus en plus la photographie dans des espaces peu valorisants démontre à mon sens l’illusion qu’il y a à considérer qu’elle ai pu faire preuve de militantisme – en tous les cas dans les dernières années - dans ce domaine. J’ai souvent ressenti les accrochages comme relevant de la petite plus-value culturelle sensée valoriser l’image de la FNAC comme n’étant pas seulement un “supermarché de la culture”. J’ai été choqué très souvent par des cadres mal positionnés, une malheureuse impression de bricolage... Montrer la photographie, c’est aussi un travail sur les tirages, sur les formats, sur la lumière... Disséminer des oeuvres qui interpelleraient le chaland dans les différents espaces des magasins aurait été une belle idée. Bref, l’impression que de “vrais” moyens manquaient. Mais je me souviens avec émotion de remarquables petites expositions et des élégants coffrets qui les accompagnaient (l’Agence GAMMA, l’oeuvre de Sander etc.)... C’était il y a plus de vingt ans... Il n’en reste pas moins que l’annonce de l’arrêt de la mise à disposition d’un espace désintéressé dédié à l’image au coeur même de l’espace marchand, qui valorise une démarche d’auteur et la singularité d’un regard est malheureusement significatif d’un contexte difficile pour les photographes et la création en général. Restent les cimaises des musées...

Jérôme L. (ex- commissaire d’expositions de photographies)

Une réelle ouverture sur la culture de l’image 

Je suis peinée d’apprendre que la Fnac risque de fermer la majorité de ses galeries photo.
C’était pour moi, amateur de photo et photographe, une source d’inspiration et d’ouverture sur la culture de l’image en France et à l’étranger.
Cela nous permettait, tout en allant faire nos achats, de profiter d’un endroit calme et apaisant pour découvrir de nouveaux talents ou des photographes de renom.
Enfin je pense que ces galeries étaient importantes, surtout que la Fnac était l’un des seuls magasins à proposer une ouverture sur la photographie, qui plus est gratuitement !
Je trouve donc dommage de fermer ces lieux d’échanges, de découvertes et de beauté artistiques.
Ce que j’ai ressenti en voyant ces expos photos dans les galeries Fnac c’est un droit à la découverte et à la culture. Cela m’a fait connaitre des photographes que je ne connaissais pas ou fait redécouvrir des photographes connus tels que Cartier-Bresson, Man Ray...
C’est aussi un lieu d’expression et d’ouverture à la culture par la photo pour les enfants comme l’expo actuelle à la fnac Saint Lazare où les enfants ont photographié leurs pères...
J’espère que ces galeries seront toujours là pour ne pas oublier que la photographie fait partie de la vie...
Cordialement.

Sophie Hurel
 

Un coup au coeur 

En découvrant à l’instant que la plupart des galeries photo Fnac vont fermer, c’est bien un coup au cœur que j’ai ressenti ! En effet, ma première vraie exposition a eu lieu à la Fnac, du temps ou le directeur de ce secteur s’appelait Gilles Mijangos, en 1975. En ce temps, la photographie n’était pas en général considérée comme une œuvre d’art et je doutais beaucoup de mon travail. La chance que m’a donné la Fnac m’a permis de continuer ce travail avec plus de confiance. A partir de ce moment j’ai visité et apprécié un grand nombre des expositions organisées par la Fnac et par là, découvert beaucoup de photographes. J’ai acheté de préférence mon matériel photo dans ses magasins en profitant de ces visites pour flâner au rayon livres en en rapportant toujours plus d’un, découvert sur place.
Désormais le charme est rompu la Fnac devenant un magasin comme les autres, je trouverai aussi bien plus près de chez moi.
Il n’y aura plus d’esprit Fnac; Quel dommage !

Marion-Valentine

 
La promotion de la photographie en France 

Dans les années 80, j’ai pu cultiver ma connaissance de la photographie d’auteurs grâce à la qualité du choix des photographes exposés.
La FNAC a su très tôt jouer un rôle important pour la promotion de la Photographie en France.
Mon père a été un des premier client à côtoyer le magasin situé rue Réaumur.
C’est ainsi qu’il m’a transmis le goût d’aller y passer des moments, pour aller découvrir des écrivains, des musiciens, et des auteurs en tout genre.
L’esprit de la FNAC, c’était justement de se démarquer en valorisant les auteurs écrivains photographes et autres.
Les rencontres et les débats publiques nous ont laissés le souvenir d’une émulation, qui justifiait le slogan agitateur de culture, avec notamment l’engagement pour la baisse de la TVA sur les livres et les disques.
A Paris , puis en province, j’ai découvert les auteurs qui sont devenus les acteurs incontournables de la photographie en France.
Le prix FNAC reste un tremplin formidable, pour présenter son travail.
Il m’arrivait parfois d’aller voir une expo pour les images, avant même d’aller visiter les rayons de cette enseigne.
Je suis très triste de voir que la culture semble ne plus être à l’honneur, seul le commerce de la photographie numérique, qui est le procédé le plus merdique qui ait été inventé soit un vecteur pour vendre du service.
Rolandquilici 

FNAC ou Darty 

Si ça continue, qu’est ce qui va bien pouvoir continuer à me pousser vers la FNAC plutôt que vers Darty pour le matériel audio ou vidéo, ou vers une grande surface pour les bouquins et les CD ? Plus rien, je crains. Et ça arrive plus vite qu’on le pense. Fin d’une époque ? Pas sûr du tout que je renouvelle ma carte FNAC. Non, pas sûr du tout...

Bernard Bandiera  
 
 
La culture n’est plus un vecteur de profit 

Depuis l’orientation "tout numérique" de la FNAC dans ses rayons photos et la disparition du 2ème déclic, j’ai eu l’impression que la FNAC se confondait avec les grandes enseignes non spécialisées de la grande distribution... Les expos photos néanmoins me réconciliaient avec la FNAC que j’ai aimé et au détour je passais prendre la température du marché de la photo auprès des conseillers vendeurs, tous super sur les FNAC de Paris que je fréquente: Montparnasse, St.Lazare et accessoirement Ternes et les Halles...

Et bien maintenant je retournerai entre Bastille et République car mon budget photo (gros) ira chez des pros qui ne planquent pas un F6 en dessous des vitrines comptoirs et qui ne peuvent plus exposer un LEICA (Hermes et PINAULT PRINTEMPS REDOUTE ne jouent pas dans la même cour, il est vrai!) et non chez des lessiviers qui vendent bien chers avec FINAREF comme complice douteux.

La disparition des galeries me conforte dans l’idée que la culture n’est plus un vecteur de profit.

Je ne peux que ressentir cet abandon comme en phase avec une période politique où les valeurs sont baffouées par ceux-la qui s’indignent dans les stades...

Pro.Am 

par Solène Person publié dans : - PHOTO auteurs
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